08 novembre 2009
Pierre Scias dans sa librairie...
Merci à Shell d'actuastore pour cette émouvante photo de Pierre Scias dans sa librairie... Tu nous manques, Pierre...
01 octobre 2009
Hurt (Johnny Cash)
I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real
The needle tears a hole
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything
What have I become
My sweetest friend
Everyone I know goes away
In the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
I wear this crown of thorns
Upon my liar's chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here
What have I become
My sweetest friend
Everyone I know goes away
In the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt
If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way
Un grand merci à Florent G. pour m'avoir fait découvrir cette chanson...
23 août 2009
La librairie Actualités

J'ai déjà évoqué ici la mémoire de Pierre Scias, qui tenait la librairie Actualités rue Dauphine à Paris et disparu soudainement il y a quelques années. C'est chez lui qu'adolescent j'achetais mes comics et je lui dois d'avoir su m'ouvrir de nouveaux horizons, d'avoir patiemment et sans avoir l'air d'y toucher su me guider dans mes choix et affûter mon oeil, me rendre plus critique, et surtout aiguiser une curiosité qui m'accompagne toujours.
La librairie n'a malheureusement pas survécu à son décès, mais Shell, qui travaillait déjà avec lui depuis quelque temps à entrepris de reprendre le flambeau sur internet. Aujourd'hui la boutique est enfin ouverte, une adresse indispensable pour qui s'intéresse peu ou prou aux comics et à la culture populaire, et un bien bel hommage à Pierre...
15 mars 2009
Un dimanche à Montpellier...

13 mars 2009
17 ans et 9 mois...

Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose
Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde
Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles
Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel
Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles
Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde
Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles
Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel
Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles
Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel
Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel
Le premier jour du reste de ta vie - texte d'Etienne Daho
06 février 2009
L'élégance, le style, la voix : Sinatra !

And now, the end is here
And so I face the final curtain
My friend, I'll say it clear
I'll state my case, of which I'm certain
I've lived a life that's full
I traveled each and ev'ry highway
And more, much more than this, I did it my way
Regrets, I've had a few
But then again, too few to mention
I did what I had to do and saw it through without exemption
I planned each charted course, each careful step along the byway
And more, much more than this, I did it my way
Yes, there were times, I'm sure you knew
When I bit off more than I could chew
But through it all, when there was doubt
I ate it up and spit it out
I faced it all and I stood tall and did it my way
I've loved, I've laughed and cried
I've had my fill, my share of losing
And now, as tears subside, I find it all so amusing
To think I did all that
And may I say, not in a shy way,
"Oh, no, oh, no, not me, I did it my way"
For what is a man, what has he got?
If not himself, then he has naught
To say the things he truly feels and not the words of one who kneels
The record shows I took the blows and did it my way!
19 décembre 2008
Un peu de moi...

14 novembre 2008
Se faire plaisir...

En novembre, les libraires croulent sous les piles de livres, les montagnes de cartons à ranger. Les prix littéraires chassent la rentrée littéraire, et les "beaux-livres" s'empilent un peu partout...
Au milieu de tout cela, le plaisir est grand lorsqu'on arrive à dégager un petit coin de table pour des livres qui nous tiennent à coeur, des livres que l'on aime défendre, des livres que l'on vendra à ceux qui n'étaient pas forcément venus les chercher, sur un conseil, et qui font toute la différence : ces livres qui font de nous des libraires, et non de simples manutentionnaires...
Merci donc à ces éditeurs, qui comme Oliver Gallmeister, publient ces ouvrages que nous avons envie de vendre, et nos lecteurs de lire.
09 janvier 2008
Au boulot !
Il tâchait d'être généreux envers tous ses élèves, même les nuls, qui étaient souvent les premiers à dire en arrivant : "Je viens de passer une journée formidable, je me sens inspiré." Quand il en eut assez d'entendre cette phrase, il leur rapporta en substance un propos de Chuck Close au cours d'une interview : c'est l'amateur qui cherche l'inspiration ; nous autres, on se lève et au boulot.
Philip Roth - Un homme (éditions Gallimard 2007)
03 janvier 2008
fragments retrouvés
Tout a commencé vraiment le jour
où est mort ton chat.
Dimanche froid et sec de novembre, nous
rentrions chez toi. Poussé par une force incoercible, je t'ai
parlé de ce que je venais de lire dans un roman de Stephen
King, à propos de ce cimetière indiens pour animaux qui
ramène à la vie les bêtes enterrées.
Sur le pont, le vent froid nous cingle
le visage, et la Seine, d'un vert laiteux, agitée de rares
remous, est comme une invitation à la noyade...
Ta mère, chaudement vêtue
et tremblante pourtant, nous attend sur le perron...
Le froid, toujours, et l'allée
de ton jardin qui n'en finit pas ! Je voudrais fuir à
présent...
- Ma fille... ton petit chat...
C'est la mort qui est là, pour
te ravir ton innocence. Tu cries ta frustration de ne rien pouvoir
faire contre une telle cruauté... Tu jettes ton corps contre
les murs, sur le sol ; tu cries et tu pleures ; tu pleures et ce sont
les dernières illusions que tu as sur la vie qui s'enfuient
par tes yeux. Tu les lèves vers moi, ces yeux... Ton regard :
je sais, ma chérie, je savais tout, ne me demande pas
pourquoi... TON REGARD ! S'il te plaît, pardonne-moi !..
Et puis, dehors, après, je le
vois partout, ton chat : ombres furtives, bruits insolites... Il est
là et il n'est plus là : oui, la mort est comme ça.
Quelques mois plus tard. L'été est presque là. Le soleil brille et se reflète sur l'eau. Il n'est que quatre heure, et pourtant on peut déjà voir la lune dans le ciel. Je te serre dans mes bras, et cela seul justifie tout pour moi. Elle est bien loin, la lune...Oui, tout est si loin. Et je pense alors qu'il n'y a que la mort qui soit jamais près... Et je te serre un peu plus fort...
Philippe Castelneau - 1990


